Installation autour d'Otello - La Femme découpée en morceaux
par l'artiste plasticienne Aleteïa
Aleteïa (née en 1979) vient de l’art urbain : elle a longtemps peint la nuit, à même le sol et les murs, avant d’exposer le jour, notamment au Musée des Beaux-Arts de Nancy en 2024. Partout, elle sème des étoiles.
Sa démarche, qu’elle nomme « catastérisation », emprunte son nom au geste antique qui consistait à transformer des figures en constellations pour en conserver la mémoire, « ramener le ciel sur terre ». Son emblème, une étoile qui évoque à la fois la rose des vents et l’arme de jet, porte cette double idée : s’orienter et se souvenir de la blessure.
La Femme découpée en morceaux puise son origine dans un fait divers dissimulé au cœur d’un film solaire, Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy : une femme y est tuée, démembrée, cachée dans une malle. L’installation en reprend les éléments — les membres épars d’un corps et le coffre où l’on cache le crime — pour les transformer. Aleteïa emprunte aux codes de l’icône, à l’or, au bleu et au rouge, et recompose ce corps en constellation.
En regard d’Otello, l’œuvre rend un corps, un nom, une présence à Desdémone et, avec elle, à toutes celles que le récit efface.
Une installation à découvrir dès le 26 septembre dans le Foyer de l'Opéra, pendant les représentations d'Otello.
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Otello
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