Le Turc en Italie
Gioacchino Rossini
Il Turco in Italia, dramma buffo en deux actes
Créé le 14 août 1814 à Milan, au Teatro alla Scala
Musique Gioacchino Rossini
Livret Felice Romani
Le quart d’heure pour comprendre
Une heure avant le début de la représentation
(gratuit, sur présentation du billet)
La fabrique du récit
Alexandra Lacroix imagine Il Turco in Italia comme une comédie virtuose où le récit se fabrique sous nos yeux, avec comme fils de trame ce qui interpelle toujours aujourd'hui : les rapports de couple, la place de l’argent, la liberté des femmes ou encore les fantasmes projetés sur l’étranger. Le poète Prosdocimo est ici un auteur-réalisateur qui tourne un film sur Naples, cadrant, assemblant et transformant la réalité. Dès lors, une question traverse toute l’œuvre : où s’arrête l’observation, où commence la mise en scène ? Et que dit ce regard de celles et ceux qu’il prétend saisir ? Naples devient alors bien plus qu’un décor mais une ville de contrastes, de circulations, de seuils, où cœxistent éclat et vestige, surface et profondeur. La scénographie en reprend la logique en imaginant un espace de montage avec caméras, images, plans superposés et trajectoires parallèles où les personnages se croisent, se frôlent et se perdent, comme pris dans la mécanique d'un récit qui les dépasse et portés par l’énergie fulgurante de Rossini.
E scordare il ciel d'Italia ogni pena ci farà.
« Et le ciel d'Italie nous fera oublier toute peine. »
(Choeur, Acte I, scène 1)
Distribution
Production déléguée
Opéra national de Nancy-Lorraine
Coproduction
Angers Nantes Opéra, Opéra de Rennes, Opéra de Reims, Opéra de Dijon
Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Nancy-Lorraine
Direction musicale
Riccardo Bisatti
Mise en scène
Alexandra Lacroix
Dramaturgie
Raphaëlle Blin
Scénographie
Mathieu Lorry-Dupuy
Création vidéo
Jérémie Bernaert
Costumes
Olga Karpinsky
Lumières
Anne Vaglio
Assistanat à la mise en scène
Laura Bochet
Don Geronio
Patrick Bolleire
Fiorilla
Vuvu Mpofu
Selim
Nahuel di Pierro
Narciso
Alberto Robert
Prosdocimo
Gurgen Baveyan
Zaïda
Lamia Beuque
Albazar
n.n
Pour aller plus loin :
L’amie prodigieuse (Elena Ferrante, 2011) : Naples comme espace de déterminismes sociaux, de violence symbolique et d’émancipation contrariée. Un écho fort à la place des femmes et aux rapports de domination qui traversent l’oeuvre.
La Main de Dieu (Paolo Sorrentino, 2021) : Dans le Naples des années 1980, bercé par la légende Maradona, un adolescent voit son existence basculer entre drame intime, éveil au désir, passion du football et découverte du cinéma. Un récit de formation où la ville devient à la fois décor, mémoire et matière de fiction.
Rencontre en partenariat avec Le Hall du Livre Nancy : Ven 11 juin à 19 h